LES TROIS PREMIERES MAQUETTES CATERPILLAR.

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I - CHARGEUR SUR PNEUS "992 C CATERPILLAR".

ECHELLE: 1/20ème.

PRESENTATION.

Cette maquette est la toute première de la collection des engins Caterpillar, construite à ce jour. Elle a été réalisée suivant le procédé de relevés de cotes dimensionnelles sur la vraie machine. Procédé qui sera adopté pour la réalisation de toutes les autres maquettes. Ce modèle est statique avec cependant toutes les cinétiques fonctionnelles manuelles. Les premières prises de cotes dimensionnelles ainsi que la réalisation de la première pièce comprenant le moulage et la sculpture du plâtre pour la réalisation du pneu, remontent au mois d’avril 1988. Il faudra attendre novembre 1991 pour que cette maquette soit terminée et exposée pour la première fois, au Model’ show à Avignon.

                               

Sa réalisation a nécessité environ 1000 heures de travail étalées sur quatre années.
Les conditions de travail sur une maquette ne sont pas toujours idéales et ne se déroulent pas toujours comme prévu.
D’ailleurs à ce sujet, soulignons qu’une grande partie de la réalisation de ce modèle a été quelque peu « folklorique ». Sa construction ne s’est pas faite dans un atelier, sous sol ou au grenier d’une même maison, mais à 220 kilomètre de l’habitation marseillaise, plus précisément et principalement le week-end dans un petit village ardéchois nommé Veyras.
C’est donc après la fatigue d’une semaine de travail physique dans un tout autre domaine, que la construction du « 992C » s’est déroulée doucement et ce, pendant plus d’un an, en incluant les congés annuels de 1988 et 1989.

                                          

Le zinc, l’acier, le laiton constituent les principales matières car la majeure partie de ses pièces sont soudées à l’étain et les métaux cités se prêtent bien à cela.
Quelques pièces telles que les ponts avant et arrière, sont moulées en résine époxy.
La couleur jaune est la teinte véritable de Caterpillar, la peinture provenant de la récupération de fonts de pots chez la société Bergerat Monnoyeur.
Excepté quelques écrous, profilés, tubes etc… cette maquette ne comporte aucune pièce issue du commerce.

Extrait de relevés de cotesdimensionnelles.

            

En construction, en 1988.

Il est oin d'être terminé mais... Il resemble déjà à un chargeur !                         Le carrossage vient lui donner sa silhouette

                                                                                           

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II - CAMION DE CHANTIER "773 B CATERPILLAR".

ECHELLE: 1/15ème.

 PRESENTATION.

Après la satisfaction et le plaisir procurés par la construction de la maquette du « 992C », après avoir goûté une toute nouvelle expérience : l’exposition, qui de plus s’est déroulée avec succès, il ne restait plus qu’à…continuer !
Une nouvelle maquette Caterpillar ? D’accord ! Puisque décidément cette marque de machines était « ancrée » en moi depuis l’enfance. L’enthousiasme d’une nouvelle construction était donc au rendez-vous.
Mais quel engin ? Un scraper, un bull, une excavatrice, un camion ? Car si le relevé de cotes dimensionnelle reste une pratique très fiable et irremplaçable, il comporte un inconvénient : le choix du modèle à reproduire. Il faut avouer que dans cette pratique on perd un peu de liberté en ce qui concerne le choix de la machine. On peut opter pour un engin réel d’après des livres ou des documents, etc…En revanche on ne choisit pas l’endroit où cette machine se trouve.

                                  

D’ailleurs à l’époque, le choix s’était déjà porté sur le camion « 785 » Caterpillar. Mais justement, d’une part, faute d’avoir trouvé un site où ces camions-là évoluaient et d’autre part pour une simple raison de proximité, le choix s’est finalement arrêté sur un autre camion le : « 773B » Caterpillar, qui est son petit frère. Soulignons maintenant un changement important. La maquette de « 992C » est statique, bien ! Pourquoi à présent ne pas construire un modèle qui fonctionnerait hydrauliquement, tout au moins essayer ? Car deux engouements importants se présentent. Le premier, est cet attrait incompréhensible pour l’énergie hydraulique. Le second, un enthousiasme dû à la participation à cette première exposition, avec son ambiance de modèles fonctionnels. Influences ? Peut-être. Mais on verra plus tard que la fonctionnalité d’une maquette n’est pas forcement indispensable pour faire son charme.

                                   

Détails techniques.

1) L'hydraulique :

             Servo et cylindres maîtres.                                     Schéma du vérin de benne, de la maquette. 

                                                        

L’énergie hydraulique de la maquette du camion « 773B » est conçue et construite de la manière suivante :

- La direction est assurée par un servo de radiocommande connecté à deux cylindres « maîtres », lesquels agissent sur deux cylindres « esclaves » à simple effet, connectés au palonnier des roues, le tout en circuit hydraulique fermé.

- Le levage de la benne est assuré par une pompe à engrenage 12 volts provenant du commerce, connectée d’une part à un réservoir d’huile et d’autre part aux vérins de benne à double étages et à simple effet.

                              Vérin de direction avec... Une fuite d'huile !

                                       

2) La traction :

Elle est assurée par un moteur d’essuie-glaces 12 volts d’automobile, comprenant une boite de réduction avec un rapport de : 60/1.

Le pont arrière comprend un couple conique au rapport : 3/1 avec différentiel.

L’énergie electrique est assurée par un groupe de dix accus de 1,2 volts 1800 mA récupéré dans un magnétoscope portable.

Dimensions :


Longueur hors tout : 613 mm

Largeur hors tout : 305 mm

Hauteur hors tout : 300 mm

Ci-dessous, deux photos à l'époque de la construction.

                       

Pneu creux, moulage "maison".

Conclusion :
La réalisation de cette maquette a débutée en novembre 1991, pour se terminer en novembre 1992 soit un total de 311 jours de travail effectif avec une moyenne de 4 à 5 heures par jour. Ce qui représente environ 1400 heures.
Les pièces maîtresses telles que les vérins et les pneumatiques ont été réalisées à la main. C’est un modèle qui a donné entière satisfaction pour les pièces hydraulique, notamment pour les vérins et qui a prouvé que le défit pouvait être lancé. Toute cette mécanique a donc fonctionné comme souhaité malgré les multiples fuites d’huile.
Ceci dit, cette maquette n’a pas fonctionné très longtemps, mais ce fut un choix.
Néanmoins, elle a fait l’objet de curiosité lors des différentes présentations publiques.
- Le 5 novembre 1992 : premiers essais filmés par Mr Jacques Férroussier qui est pour beaucoup dans les différentes corrections des calculs hydrauliques.
- Novembre 1992 : évolution de la maquette en présence du personnel, dans le grand hangar de l’usine Lafarge (le Teil, Ardèche). Au même endroit, où un an avant, toutes les cotes dimensionnelles avaient été prises sur la machine réelle.
- Le 5 décembre 1992 : invitation par l’intermédiaire de Mr Jacques Ferroussier de l’usine Caterpillar de Grenoble à l’occasion d’une journée portes ouvertes. La maquette a évolué dans un cadre plus « familial ».

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III - CHARGEUR SUR PNEUS "992 D CATERPILLAR".

ECHELLE: 1/15ème.

PRESENTATION.

La troisième maquette fut l’objet d’un choix bien précis. D’une part l’hydraulique du camion « 773B » fonctionnait, d’autre part la première maquette, le « 992C », n’était pas à la même échelle que le camion. Pourquoi ne pas construire un nouveau chargeur « 992C » à la même échelle que le camion et si possible avec les même fonctions hydrauliques ? Notons qu’il n’y avait plus besoin de prendre les cotes dimensionnelles puisqu’il existait le dossier sur le « 992C ». Un nouveau défi. Ce chargeur de la gamme « C » va être remplacé par le « D », histoire de ne pas réaliser toujours les mêmes modèles (le 992D étant la nouvelle série lancée sur le marché par Caterpillar).

                       


Mais, si cette maquette ne connaîtra pas le « succès fonctionnel » du camion, en revanche elle bénéficiera d’une attirance pour ces multiples finitions, insatisfaisantes sur les deux premiers modèles. On se trouve donc ici devant un changement de conception, une autre philosophie sur l’esthétique des maquettes en général. Pourquoi ce changement ? Les raisons sont peu nombreuses et très simples.

1) La conséquence des fréquentations des modélistes dans les différentes expositions et surtout la qualité très riche de leurs travail.

2) La prise de conscience d’une incompatibilité entre une finition extrême qui fragilise le modèle et un fonctionnement intensif qui le met à rude épreuve face aux risques de dégâts. Malgré les conditions posées ci-dessus, on pourrait croire que ce choix s’est établi au début de la construction. Eh bien non ! Ce fut au fur et à mesure de l’avancement des travaux, que les idées se sont mises en place. Par conséquent cela reste une maquette inachevée.

                                              

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Quelques détails.

                                   Rambardes démontables (boulons M1).                              Calandre

                                             

Capot moteur, avec ses 1594 perçages exécutés à la main.              Double joint de Cardan à montage télescopique.

                                                                  

                                            Plaques supérieures amovibles.                                 Moyeux.

                                  


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Détails techniques.

Sans avoir connu un réel fonctionnement, tous les organes cités ci-dessous ont été conçus et réalisés.

1) L’hydraulique. 
Le système hydraulique de la direction est identique à celui du camion « 773B ».

Un servo de radiocommande, deux cylindres « maîtres » et deux cylindres « esclaves » à simple effet. Seule la configuration des pièces mécanique diffère. Une pompe à engrenage de récupération, identique à celles utilisées pour l’alimentation en mazout des poêles de chauffage, accouplée un moteur 12 volts provenant d’un lève-glace d’automobile.

    Vérins de godet.                            Vérin de levage.                        Vérin de direction.

                                                 


 Bloc motopompe.

Ce bloc motopompe est connecté aux vérins à simple effet de levage et de godet, via un distributeur. Des essais hydrauliques assez poussés et concluants eurent lieux.

Ci-dessous, éssais hydraulique et... Résultats enregistrés.

     

2) La traction.

Moteur de traction et pont AR, avec son différentiel.

Elle est assurée par un moteur d’essuie-glaces identique à celui du camion « 773B », avec un même rapport de réduction de 60/1. Chaque pont, avant et arrière, comporte un couple conique d’un rapport de 3/1 avec différentiel. Dans chacune des quatre roues, le moyeux abrite un réducteur à train épicycloïdal avec un rapport de 3,5/1.

Une mini batterie au plomb 12 volts de moto était initialement prévue pour faire fonctionner le modèle. Cette dernière ne fut jamais installée pour des raisons citées plus haut.

Ce modèle est resté statique ! 

Modèles pour les pièces moulées en résine.

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Dimensions :


Longueur hors tout : 860 mm

Largeur hors tout : 310 mm

Hauteur hors tout : 362 mm

Etapes de la construction. 

                       

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(Comme pour le camion 773B, les vérins et les pneumatiques ont été réalisés à la main).

Le pneu est rempli de mousse polyuréthane pour éviter tout écrasements.

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Quelques éssais de fabrication sans lendemain ! 

Conclusion.
La construction de ce modèle a débuté en décembre 1992 pour se terminer en février 1996. un total de 548 jours de travail effectif, avec une moyenne de 4 à 5 heures par jour soit environ 2500 heures.
Comme pour le camion « 773B », les vérins et les pneumatiques ont été réalisés à la main.
Durant une période assez longue, un travail très éprouvant psychiquement s’est déroulé : les moulages en métal des satellites des réducteurs de roues. Pourquoi une période aussi longue et si éprouvante durant laquelle autant de tentatives que d’échecs ont été répétés ? Parce que beaucoup de procédés ont été adoptés, depuis la mini forge fonderie jusqu’aux procédés chimiques en passant par le formatage du métal. Difficultés également dues à un outillage relativement simple d’une part et d’autre part, à un certain entêtement à vouloir réussir des pièces mécaniques complexes, paradoxe assez pénible.

Pompe à engrenage entièrement fabriquée à la main...                          ...De même pour le distributeur.

                                                                       


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Un grand merçi :

- à monsieur Jacques FERROUSSIER, correction des thermes techniques.

- à monsieur Jean-Louis ASTIER, correction grammaticale et orthographe.