MAQUETTE DU CAMION 785 CATERPILLAR.

ECHELLE: 1/15ème.

Descriptif de la construction.

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I - PRESENTATION



(Médaille d'argent au mondial de la maquette, PARIS 2006).

Documentation :

Les premiers documents dont on peut se servir sont des livres ou des brochures commerciales illustrées de photos des différents engins en pleine action.C'est la que mûrit petit à petit, le projet d'un modèle bien précis à reproduire.
Viens ensuite une phase délicate, bien connue des passionnés de tout genre,
qui consiste à trouver la machine concernée, en taille réelle et d'y avoir accès.

Photos ci-dessous :
Casque blanc, veste bleue, bottes de sécurité...l'auteur au travail, relevés de cotes dimensionnelles sur la vraie machine.

Etc... Jusqu'a posséder un dossier relativement solide et complet.

     Face à la réalité.                        Etude du pont arrière.
                         

            Etude des entrailles.               Etude de la plate-forme.         Etude des suspensions arrière. 
                                                           

Etude de la roue arrière.

 

Bien étudier la vraie machine n'est pas sans peine. Mais pour espérer un résultat assez correct cela vaut justement cette peine.

Et puis le passionné est toujours heureux de toucher, de caresser l'engin désiré.

Photo ci-dessous : la machine et... l'auteur.

Les plans :

L'accès et le contact sur la vraie machine sont donc très importants, puisque tous les plans de la maquette sont uniquement le résultat des nombreux relevés de cotes dimensionnelles.

Pourquoi travailler ainsi ?
C'est ici un choix volontaire. Il est vrai qu'il n'existe pas grand-chose comme source documentaire dans ce domaine.
Mais ce n'est certainement pas une résignation que de travailler de la sorte. Il n'existe rien de plus précis que la vraie machine. Par conséquent, cela nous amène à avoir un contact direct avec cette dernière, pour laisser à notre esprit la liberté de travailler en trois dimensions bien réelles. L'imagination devient alors plus excitante qu'un travail sur un plan déjà existant.

Paradoxalement, cette méthode de travail peut engendrer malgré tout, quelques erreurs.
D'où l'intérêt d'une très grande vigilance à tous les niveaux de la construction afin d'éviter un maximum d'imperfections que ces erreurs peuvent entraîner dans le résultat final.

Extrait des nombreux relevés de cote dimensionnelles...

    Cylindre de suspension avant et son moyeu.                                             Jante avant et pneumatique.

                       

Vivre quelques temps dans l'univers réel.

Mine de charbon à ciel ouvert de : la Grand-Combe (Gard).

 

A l'atelier de réparation.

Au poste de lavage.

Dans la mine... Un ballet incessant de camion 785.

La manoeuvre pour le chargement...

...de 130 à 140 tonnes de matériaux.

On se met en place...

 

...et on vide !

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II - LA CONSTRUCTION (de la maquette).



1) Le châssis :

Le châssis.

Toutes les pièces décrites ci-dessous sont tracées, découpées et pliées à la main car il faut respecter des profils et des cotes bien précises. Le tout découpé dans de la tôle d'aluminium de 0,5 mm. Les multiples fixations sont obtenues par collage (colle époxy), après avoir été renforcées par des vis internes, installées avant l'application de la colle, afin d'obtenir des scellements plus résistants pour les différents assemblages des pièces.

Châssis vue de face.

Ce châssis est constitué de différents longerons et de traverses tubulaires de section cylindrique ou rectangulaire.
Les pièces maîtresses sont composées de quatre longerons à section rectangulaire qui sont assemblés suivant une inclinaison vers l'avant de 7,5° par rapport à l'horizontale.
La construction est réalisée en deux parties. Le point d'amorce de ces dernières est une traverse que l'on appellera "berceau" de par sa forme.

- la partie avant relie le pare-chocs au berceau. Elle a une largeur importante entre les deux longerons parallèles (logement du moteur).

- la partie arrière qui part du point d'amorce, avec une largeur inférieure à la précédente, entre ces deux longerons parallèles jusqu'à l'extrémité arrière. Ces deux extrémités comporte une pièce rapportée, chacune ayant le profil pour l'articulation de la benne et l'ancrage des suspensions arrières.

Vue arrière.



Le berceau comporte deux fixations rectangulaires inclinées de 3° sur lesquelles viennent se fixer les cylindres de suspensions avant. Il comporte dans sa partie inférieure et au centre, les différents ancrages des organes de direction. La partie supérieure du châssis est à cheval sur le point d'amorce. On peut distinguer trois phases de montage :

a) Une colonne frontale de part et d'autre, montée à 90° par rapport à l'horizontale sur les deux longerons de la partie avant. Ces deux colonnes comportent chacune un support vertical pour la fixation de la calandre. La colonne de gauche comporte, une fixation pour la cabine. Elles se terminent toutes deux latéralement par une portée de forme rectangulaire verticale.

- à gauche: ancrage de la console avant pour la fixation de la cabine sur 10 goujons M1,6.

- à droite: ancrage de la console avant pour la fixation de la plate-forme d'entretient, sur 8 goujons M1,6.

b) Une traverse supérieure montée sur deux portiques en forme "Cantilever", qui viennent eux-mêmes se fixer sur les longerons de la partie arrière. Cette traverse se termine par une portée rectangulaire verticale, à chaque extrémité.

- à gauche: ancrage de la console arrière pour la fixation de la cabine sur 12 goujons M1,6.

- à droite: ancrage de la console arrière pour la fixation de la plate-forme d'entretient sur 4 goujons M1,6 ainsi que d'un des deux pots sur 4 goujons M1.

c) Enfin une poutrelle de part et d'autre vient relier la colonne frontale à la traverse supérieure. La poutrelle gauche comprend une fixation pour la cabine.

Plan du châssis.

 

 Réservation centrale pour le passage de l'arbre moteur,
ainsi que l'axe d'articulation du balancier du pont AR.


Ensuite viennent les traverses qui relient les longerons de la partie arrière. Elles ont dans un premier temps, la fonction de rigidifier l'ossature :

- la première d'entre elles, de section tubulaire cylindrique, comporte d'abord en son centre une réservation circulaire destinée au passage de l'arbre de transmission, puis un caisson rapporté qui comprend en son point le plus bas, la fixation de l'axe d'articulations du balancier du pont arrière.

- la deuxième, à l'arrière, de section tubulaire rectangulaire, se doit d'être robuste. C'est sous cette dernière, du coté droit, qu'il y a la chape où vient s'articuler la biellette de réaction du pont arrière.

- la troisième, de section cylindrique, est fixée entre deux caissons triangulaires de section rectangulaire, qui sont eux même rapportés très solidement sous les longerons de la partie arrière.

Vue avant.

 

En bout de cette traverse, de part et d'autre, vient une rotule pour les pivots des vérins de benne. Vient enfin une traverse supérieure de faible section rectangulaire, qui relie les deux colonnes frontales, pour plus de solidité.

 

- Quelques gros plans du châssis :

Traverse AV et les fixations pour le réservoir fuel.

Le profil spécial de la traverse,
épousant les différences de largeurs avant et arrière du châssis.


2) La carrosserie :

Les premiers montages des éléments de carrosserie sur le châssis, ainsi que les cylindres de suspensions et les moyeux.


                                   

                            ...suite du montage des éléments de la carrosserie.

La carrosserie est aussi confectionnée en tôle d'aluminium de 0,5 mm d'épaisseur et façonnée à la main. Elle est constituée principalement de dix éléments démontables (dont la cabine), à l'aide de goujons M1 et M1,6. La calandre de forme rectangulaire horizontale se fixe sur les deux supports du châssis à l'aide de 15 goujons M1.

La calandre.

A l'intérieur de celle-ci viennent se fixer deux grilles de radiateur à l'aide de 30 goujons M1. Ces deux grilles qui à l'origine sont percées à la main de 2000 trous d'un diamètre 1,5 mm chacune, ont un peu moins de 4000 trous, une fois assemblées, après leur ajustage et le découpage des réservations pour les optiques dans chacun de leur angle.

Elles sont mises en forme sur un gabarit en bois spécialement conçu à cet effet. Du coté droit de la calandre vient se fixer une tôle frontale, verticale de forme rectangulaire. Elle est ancrée par sa partie supérieure à la plate-forme d'entretien par 4 goujons M1 et pour sa partie inférieure par 2 goujons M1 sur plot et jambe de force, le tout sur le châssis.

Ces goujons servent aussi, dans la totalité, de fixation à l'échelle d'accès.

A droite de la machine, la carrosserie se termine par une deuxième plate-forme voisine de la plate-forme d'entretien. Elle est solidaire de sa jupe à ses extrémités frontale et latérale.

Cette plate-forme vient se fixer sur les deux consoles à droite du châssis à l'aide de 3 goujons M1.

 
Jupe et plate-forme.

La partie supérieure et centrale de la carrosserie est constituée de deux capots amovibles. Le premier est en deux parties.

- la première, fixée sur la calandre et sur les poutrelles longitudinales du châssis, à l'aide de 8 goujons M1, comporte aussi les réservations de passage des filtres à air et des bouchons de niveau.

- la deuxième partie qui est amovible, est liée à la première par une charnière sur toute sa largeur.

Deuxième capot.

Le deuxième capot est lié à la traverse supérieure du châssis, à l'aide d'une charnière de faible largeur et de 5 goujons M1. Il vient en recouvrement sur la partie amovible du premier capot et se trouve décalé sur sa gauche.


3) La cabine.

Elle est constituée d'un plancher de forme rectangulaire longitudinale. Il s'agit d'une tôle d'aluminium munie d'une semelle et de goujons M1,6 à chacun de ses angles, 20 au total. Sur cette tôle, vient une armature qui est constituée de profilé d'aluminium de section carré de 8 mm.

Cette armature qui forme une cage appelée "bâti de protection anti-retournement" est habillée par des plaques d'aluminium horizontales, inclinées et verticales.

Certaines de ces plaques comportent les réservations destinées à recevoir les différents vitrages.


La cabine.                                                           



La partie avant reçoit deux plaques frontales, montées à l'aide de 10 goujons M1; la partie arrière reçoit quand à elle une plaque montée à l'aide de 6 goujons M1. Mais avant le collage des différents éléments extérieurs, vient la construction de l'intérieur de l'habitacle et le collage de celui-ci, avec tous les organes qui le composent.


Siège conducteur.

On note pour la maquette, que la finition de cet habitacle est de couleur aluminium, excepté quelques pièces; ce choix est volontaire pour respecter l'esprit général du modèle. Les différentes plaques citées ci-dessus peuvent être alors collées.

Viens maintenant une étape importante, la confection de la porte gauche et de la droite. Ces deux portes n'ont pas le même gabarit. Elles comprennent chacune une vitre coulissante, verticalement (porte gauche) et horizontalement (porte droite).
Une poignée manuellement fonctionnelle commande l'ouverture des portes. Au niveaux inférieur frontal et latéral gauche de la cabine, viennent se coller 17 goujons M1 destinés à recevoir :

- une tôle frontale.

- une jupe.

- l'échelle d'accès.

- la plate-forme d'accès à la cabine.

 
Cabine et plate-forme d'accès.

Notons que la plate-forme d'accès à la cabine, est un caillebotis qui vient s'ancrer en épousant le côté frontal et latéral de la cabine à son niveau inférieur. Il est fixé à l'aide de 11 goujons M1 et consolidé latéralement d'une jambe de force.



4) Les rambardes :

Elles sont fixées à l'aide de goujons M1 et par conséquent, elles sont toutes démontables comme sur la vraie machine.

 Rambarde frontale.

 

- la première, frontale, est fixée sur le capot moteur par 10 goujons.

- la seconde, à la fois frontale et latérale est également fixée sur la plate-forme par 10 goujons.

- une main courante, située entre les deux, est fixée sur la plate-forme d'entretien par 4 goujons. Elles ont toutes les trois le même type de fixation, à savoir des talons rectangulaires à leur base, qui reçoivent 2 goujons chacun.

 Seconde rambarde.

 


- la troisième qui se trouve sur le pourtour de la plate-forme d'accès à la cabine, est fixée à sa base par 8 goujons.Toujours sur le pourtour, se trouve une main courante à l'arrière de la même plate-forme fixée par 4 goujons.

Troisième rambarde.


Les échelles d'accès qui sont trois au total :

- les deux premières sont fixées de part et d'autre de la calandre, à l'aide de 6 goujons.

- la troisième échelle est fixée sur la traverse supérieure par 8 goujons. La confection de tous ces éléments est faite à l'aide de tube de laiton d'un diamètre de 2 mm. Mais avant toute opération, le tube doit être étamé sur toute sa longueur, soit 1m, pour obtenir une couleur argentée en harmonie avec le reste de la maquette.

Vient ensuite pour chacun de ces éléments un gabarit spécial en bois pour leur donner la forme voulue et pouvoir les souder correctement. Enfin, à leur base, les talons cités plus haut sont soudés à l'étain.



Gros plan sur les fixations des échelles et mains courantes.


Fixation de l'échelle gauche (côté cabine), sur ses deux goujons M1.




Fixation de l'échelle droite sur ses deux goujons M1.




Fixation de la main courante de la plate-forme, à l'aide de ses goujons M1.



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III - LA TRANSMISSION.

Sur la maquette, les organes mécaniques qui constituent la transmission sont présents et peuvent être fonctionnels. Mais l'option choisie pour ce modèle est de rester dans un registre "statique"; c'est un choix en rapport avec l'aspect finition de cette maquette. En effet, on imagine assez bien quelle puisse se détériorer très rapidement, du moins sur ce type de construction et de finition, connaissant toutes les contraintes que peut subir un engin de travaux publics, surtout de petite dimension.

1) Cinématique.


Double réducteur épicycloïdal.


Elle est composée de :

- un moteur électrique de ventilateur de chauffage d'automobile en 12 volts attaque le pont arrière, via un arbre télescopique entre deux joints de cardan.

- une boite de renvoi au rapport : 1/1 et un train épicycloïdal à l'entrée du pont arrière au rapport : 3,5/1. Quelques organes, tels que les joints de cardan et la couronne dentée sont fait "maison", (moulage).

- le pont arrière comprend un couple conique au rapport : 3/1 avec différentiel.

- la chaîne cinématique se termine par une double réduction à train épicycloïdal dans chaque moyeu, avec un rapport de : 3,5/1 par train.


Détail du double réducteur.

En ce qui concerne l'entraînement de la roue, la couronne est fixée en bout des portées de l'essieu et le moyeu tourne sur ces portées et autour de la couronne. Il est entraîné par les satellites du train épicycloïdal.



Gros plan du satellite et de la couronne du réducteur.

2) Pont arrière.

Pont AR et vérins de suspension.

La construction du pont arrière est la suivante:

Une cage centrale avec, de chaque côté, un tube de passage d'arbres autour duquel viennent s'enfiler des nervures en aluminium, correspondant au profil extérieur et exact du pont. Ces nervures sont ensuite enveloppées par deux carters latéraux ainsi qu'un bulbe central, toujours en aluminium.

Notons que quatre de ces nervures dépassent de l'enveloppe et viennent former les chapes des vérins de suspensions. A chaque extrémité, on trouve une portée cylindrique en cuivre (citée plus haut) autour de laquelle tourne le moyeu.

Sur la face avant du pont vient une culasse cylindrique avec en son centre, un palier en laiton pour le passage de l'arbre d'attaque. Cette culasse est fixée sur le pont à l'aide de 12 goujons M1,6.

Sur chacun de ses côtés, se trouvent deux portées rectangulaires ou vient se fixer le balancier sur un total de 20 goujons M1,6. Ce balancier est articulé sur une traverse du châssis (voir châssis).Cette articulation comporte :

- côté châssis, deux brides serrant un axe transversal à l'aide de quatre goujons M 1,6 chacune.

- côté balancier, un tube monté sur rotule qui vient envelopper l'axe transversal permettant l'oscillation du pont, de plus ou moins 5°. 

Au sommet central du bulbe, une grande chape reçoit la biellette de réaction montée elle aussi sur une rotule à chacune de ses extrémités.

 Articulation du balancier.

Schéma.

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IV - LES SUSPENSIONS & LES ROUES.


1) Les suspensions.

Avant:

Cylindre de suspension AV


Elle est montée sur vérins à ressorts faisant office d'axe de fusée de direction.

Le cylindre possède deux diamètres différents.

- le premier dans la partie inférieure sert de palier sur toute sa longueur.

- le second dans la partie supérieure, abrite le ressort et le dispositif de fin de course.

Au sommet du cylindre, se fixe une culasse. Le tout est solidaire d'une portée rectangulaire verticale qui vient se fixer sur la portée du berceau, à l'aide de 14 boulons M 1,6. La course totale du piston est de 15 mm. Il est ancré dans la fusée et forme un angle ouvert de 93 ° par rapport à l'axe du moyeu.


Arrière:

Vérin de suspension AR.


La suspension arrière est également montée sur deux vérins à ressort, lesquels sont ancrés d'une part sous le châssis et d'autre part sous le pont arrière. Ces deux vérins sont indépendants. Ils sont constitués de deux cylindres télescopiques avec pistons et joints toriques et d'une culasse de tête fixée à l'aide de 20 goujons M1 chacun.

2) Les roues. 



a) Moyeu avant:

Moyeu avant

C'est un organe d'une seule pièce en aluminium tourné, possédant :

- d'une part trois alésages concentriques de diamètres différents, à l'intérieur desquels sont collés pour deux d'entre eux, un palier en cuivre.  

- d'autre part un disque de grand diamètre où sont collés 45 goujons M1,6 sur toute sa circonférence pour recevoir la jante.

Son troisième alésage sert de logement pour la goupille d'arrêt. Son extrémité extérieure se termine par une portée circulaire avec 12 goujons M1 où vient se fixer son flasque.

 Gros plan sur le moyeu avant avec ses vis M1,6 & M1.


b) Moyeu arrière:


Moyeu arrière.

Toujours d'une seule pièce d'aluminium, il comporte deux disques de diamètres différents :
- le premier (côté extérieur) d'un petit diamètre avec 57 goujons M1,6.

- le second (côté intérieur) d'un diamètre plus grand, avec 45 goujons M1,6 Chacun de ces disques reçoit une jante. La différence des deux diamètres est prévue pour permettre le passage et le montage en ligne des deux jantes.

Le moyeu possède deux alésages concentriques :

- le premier reçoit un palier à chacune de ses extrémités.

- le second, d'un diamètre plus important, abrite le dispositif de la double réduction épicycloïdale. Son extrémité se termine également par une portée circulaire avec 12 goujons M1 où vient se fixer son flasque.

En effet pour le montage et le démontage de toutes les pièces boulonnées de la maquette, il existe deux principales clefs (M1 et M1,6). Elles sont élaborées à partir d'un tube en laiton. La tête six pans de ces deux clefs est mise en forme autour de leur écrou respectif. La plus petite vient "envelopper" l'écrou M1, ne mesurant que 1,5 mm de côte sur plat.

Gros plan sur le moyeu arrière avec ses vis M1,6 & M1.

c) Les jantes:

Deux types de jantes sont montées sur la maquette. Quelques détails sensiblement différents, distinguent l'avant de l'arrière en ce qui concerne les formes générales. 

- à l'avant, deux mêmes jantes montées inversement.

- à l'arrière, quatre mêmes jantes dont deux montées inversement de part et d'autre.

Chacune de ces six jantes possède un disque à l'intérieur, collé puis chevillé radialement par des tétons de 1 mm de diamètre dans le flanc même de ce disque, d'une épaisseur de 1,5 mm.
Pour les jantes avant et arrière internes, les disques sont simple et de grand diamètre, correspondants aux moyeux.

Les jantes arrière externes, possèdent un disque de compensation fixé sur le premier à l'aide de 45 rivets, diminuant son diamètre et permettant ainsi d'accéder au montage en ligne (voir moyeux).
Sur leur face extérieure elles possèdent un épaulement d'un côté et une rainure de l'autre, ceci sur les six jantes.

 

montage des jantes avec...

...une clef spécialement élaborée.


 


d) Pneus.

- Fabrication:

Ils sont moulés "maison" de la manière suivante :

1) moulage en plâtre d'un tambour percé, le tout aux cotes légèrement supérieures au pneu final.

2) usinage des différentes formes, (galbe intérieur, chanfrein extérieur).

3) dessin des différentes sculptures sur sa surface radiale.

4) taille, l'une après l'autre et à la main de ces sculptures.

5) finition: ponçage doux. Le modèle terminé, on passe à la construction du moule.

6) confection d'un coffrage circulaire d'un diamètre supérieur au modèle plâtre.

7) positionnement du modèle plâtre a l'intérieur du coffrage, légèrement surélevé et reposant sur trois plots.

8) immersion jusqu'à son axe radial, dans un élastomère liquide.

9) après polymérisation, immersion totale du modèle en plâtre dans le même élastomère. Une lubrification préalable est souhaitable pour éviter que les deux matières se lient entre elles.

10) démoulage du tout. On obtient alors deux demi coquilles en élastomère souple en creux et on récupère le modèle plâtre qui est intact.

11) coulage à la main d'un produit au choix dans chacune des demi coquilles souples.

12) démoulage des demi pneus qui sont ensuite collés radialement entre eux et usinés pour éliminer les excédents de colle. On obtient ainsi un pneu creux avec, en son centre, une amorce d'alésage de part et d'autre.

Gros plan sur les sculptures du modèle plâtre.

- Montage.

                                                                          

                                                Cerclages et anneaux.                                  Plan de roue AV. 

Les pneus sont montés sur les jantes de la maquette de la même façon que sur celle de la vraie machine, entre les "cerclages" :


- un premier cerclage retenu par l'épaulement de la jante.

- un second, retenu par deux anneaux (partie démontable).

Ces cerclages, (12 au total) sont eux-mêmes au départ des anneaux plats d'une largeur de 10 mm et d'une épaisseur de 1,5 mm. Ils sont mis en forme à la main, autour d'une matrice spécialement confectionnée.

La roue arrière montée sur son moyeu à l'aide de ses 57 écrous M1,6.

La roue avant montée à l'aide de ses 45 écrous M1,6.


 

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V - LES VERINS & LA BENNE.


1) Les vérins.


a) de direction:


L'option choisie ici est le pneumatique (nous retrouverons aussi ce choix pour les vérins de benne). Il s'agit la encore d'un choix en rapport avec l'aspect finition de la maquette. Tout le système peut fonctionner hydrauliquement, mais il n'est guère souhaitable de voir des gouttes d'huile tacher la tôle d'aluminium bouchonnée et polie. Ces vérins peuvent être actionnés uniquement par une source pneumatique extérieure au modèle.

Cinématique de direction.


Les vérins de direction sont de petite taille et fait "maison", d'un alésage de 8 mm de diamètre, d'une tige de 4,5 mm de diamètre, d'une course de 30 mm et une culasse montée à l'aide de 4 goujons M1. Il en existe un sur chaque fusée. Ils sont à double effet et connectés sur un distributeur linéaire fait "maison".


Ils sont montés :

- côté tige, sur une des deux rotules du palonnier qui lui, est fixé à la fusée par 6 goujons M 1,6.

- côté cylindre, également monté sur l'une des deux rotules du berceau. Les deux palonniers des fusées sont reliés entre eux par deux barres d'accouplement, via un palonnier mobile central, le tout monté sur rotule, pour pouvoir suivre le mouvement de la suspension. L'angle de braquage, à droite comme à gauche est de 31°.

Vérin et barre de renvoi de direction, coté droit.

...coté gauche.



b) de benne:

Il s'agit de deux vérins à simple effet et à double étage. Chaque vérin est fait "maison" et constitué de la manière suivante :

- un corps avec un alésage de 20 mm de diamètre, se terminant par une culasse avec joint torique, le tout monté à l'aide de 16 goujons M1.

- un premier tube télescopique d'un diamètre extérieur de 18 mm, d'un alésage de 16 mm de diamètre, d'une course de 73 mm, monté avec piston et joint torique.

- un deuxième tube faisant office de tige finale, d'un diamètre extérieur de 14 mm et d'une course de 75 mm.

Il est monté sur un deuxième piston avec joint torique et se termine par une articulation qui contient la tubulure d'entrée d'air et le logement de la rotule du châssis.

La fin de course entre les deux tubes est assurée par une corde de guitare longitudinale.

                                             Vérin au repos.                                                          Vérin déployé.
 

                                                                  

 


 

2) la benne.

Descriptif:

Tous les profilés aluminium (longerons, traverses, caissons), sont formés à la main sur gabarits en bois spécialement conçus à cet effet.  

                                                                                                    
Panneaux AV et protection cabine.                                     Intérieur.                                   Panneaux frontal et latéral droit.


La construction comprend:

a) un châssis formé par deux longerons tubulaires parallèles à section rectangulaire, comprenant l'articulation de la benne. Ces longerons ont un écartement similaire à celui du châssis du camion, ainsi qu'une même inclinaison de 7,5° par rapport à l'horizontale.

b) six plaques d'aluminium de 0,5 mm d'épaisseur :

- deux premières plaques qui constituent le fond de la benne avec une pente transversale de 8° chacune, par rapport à l'horizontale.

- deux autres plaques qui forment les panneaux latéraux.

- une plaque frontale à fond en "V" qui vient se jointer aux quatre premières avec une inclinaison de 25,5° par rapport à la verticale.

- une dernière plaque, de forme triangulaire qui vient se fixer à l'arrière des deux plaques de fond, avec une inclinaison de 16° par rapport à l'horizontale.

c) trois longerons viennent consolider les panneaux latéraux, ainsi qu'un montant à l'extrémité de chacun.

d) 55 caissons viennent former les 10 traverses qui constituent la structure. En effet sur la maquette, ces dernières sont ajustées et collées de part et d'autre des longerons du châssis. 

e) trois traverses et des caissons viennent consolider le panneau frontal.

f) une "casquette" de protection de la cabine avec 15 nervures montées sur 5 jambes de force.

Viennent ensuite toutes les finitions : chapes pour les vérins, sabots de centrage, goussets de renfort en forme de losange (25 au total), anneaux de manutention etc... 

On note que la benne de ce modèle est montée avec deux options : 

Les rehausses latérales et un prolongement de la "casquette" de protection de la cabine. L'angle de vidage de la benne est de 49°.

                                                                                      Longerons latéraux. 
           Structure gauche                                                                                                                   Structure arrière. 
                                                                                              

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VI - DETAILS & VUES D'ENSEMBLE.

1) Détails en vrac !

                             

                                           

                              

                                           

                             

                                           

                                                     

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2) Vues d'ensemble.

   

   

  

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QUELQUES PRECISIONS

1) Finition :

La finition des tôles d'aluminium (carrosserie, cabine, benne etc...) s'obtient à l'aide de plusieurs bouchonnages successifs. Un polissage final vient donner un aspect mi-aluminium mi-inox. Il n'existe sur la maquette aucun joint de mastic, comme on pourrait le faire avant une mise en peinture. L'existence de quelques défauts est alors possible malgré tous les efforts de précision de l'opérateur. Les inscriptions "785" et "CATERPILLAR" sont peintes à main levée, par respect du travail manuel.

2) Pièces issues du commerce :

- les tôles d'aluminium de 0,5 mm d'épaisseur.

- la micro visserie de M1 et M1,6.

- le moteur électrique de traction.

- toutes les tiges de différents diamètres.

- les tubes de petits diamètres.

- la petite pignoneries (différentiel, satellites des trains épicycloïdaux).

 
3) Différentes colles utilisées :

- colle époxy (Araldite) à prise lente et rapide, pour les forts collages.

- colle cyanoacrylate pour le positionnement des pièces, avant collage époxy.

- colle néoprène pour l'immobilisation de certains axes et des pneus sur les jantes.


4) Temps de réalisation : 

550 jours de travail totalisé, soit plus de 2500 heures. Si le comptage des jours de travail est rigoureusement précis, celui des heures en revanche, reste approximatif avec une moyenne de cinq heures par jour.



5) Dimensions :

- longueur hors tout : 735 mm

- largeur hors tout : 420 mm

- hauteur hors tout : 376 mm 

Poids : 15 kg



Pour conclure (impression personnelle)

Face à un "monstre" de plus de 6 mètre de largeur, de plus de 5 mètre de hauteur, de 11 mètre de longueur et équipé de pneus de 3 mètre de diamètre. Faire un relevé de cotes dimensionnelles sur une durée de 7 jours, exécuter les plans les plus précis possibles, restent sans aucun doute le travail le plus dur et qui engendre le plus souvent un mélange de tension et de stress. Paradoxalement, on ressent à la fois un doute et une certitude, face à la réussite du projet. Mais avant tout c'est la passion qui motive...et quel bonheur de la vivre.



Un grand merci :

- à toute l'équipe de la mine de charbon à ciel ouvert de la Grand-Combe (Gard), sans qui cette maquette n'aurait pas vu le jour.  

- à monsieur Jacques FERROUSSIER, correcteur des termes techniques du texte et auteur de quelques photos.

- à monsieur Jean-Louis ASTIER, correction grammaticale et orthographe.

- à monsieur William LHERMENIER, laboratoire photo, 07000 Privas.

- à monsieur Alain ASSIUS, conseillé informatique.

- à messieurs Daniel ZAESSINGER et André LAURA, pour les relevés de cotes de grandes dimensions.